Toulouse-Lautrec-Museum öffnet wieder

von tera

Mehr als 38 Millionen Euro hat sich Frankreich die Sanierung des Toulouse-Lautrec-Museums im südwestfranzösischen Albi kosten lassen. Nach elfjähriger Renovierung öffnet das Museum am Montag wieder. Es beherbergt mit rund 1.000 Werken die weltweit größte Sammlung des Künstlers (1864-1901).

Das Museum befindet sich im ehemaligen erzbischöflichen Palast Berbie aus dem 13. Jahrhundert in unmittelbarer Nähe der Kathedrale von Albi, die seit 2010 auf der UNESCO-Weltkulturerbe-Liste steht. Finanziert wurde der Umbau unter anderem vom Staat und der Region.

Website auf Französisch
http://www.museetoulouselautrec.net/
Website auf Englisch
http://www.museetoulouselautrec.net/home-en.html

Hier ein Auszug aus der französischen Pressemitteilung des Museums

Parmi les demeures que les évêques du Midi de la France se firent construire au Moyen-Age, il en est peu qui aient l’ampleur du Palais épiscopal d’Albi. Symbole de la puissance des évêques, le Palais de la Berbie (du mot occitan bisbia qui signifie évêché) domine les rives du Tarn, avec en arrière plan la cathédrale Sainte Cécile.
C’est en 1265 que débute la construction du palais. Décidés par l’évêque Durand de Beaucaire (1228-1254), les travaux sont poursuivis par Bernard de Combret (1254-1271) et s’achèvent avec Bernard de Castanet (1276-1308).
Organisé autour d’une cour d’honneur fermée, l’édifice est dominé par un donjon (ou Tour Mage), composé de deux tours accolées, Sainte Catherine et Saint Michel (la partie inférieure de cette dernière abrita le tribunal et la prison de l’Inquisition). D’une architecture militaire fondée sur la défense passive, le palais est doté de murs d’une extraordinaire hauteur et épaisseur.
Les prélats qui vont se succéder de la Renaissance au XVIIIème siècle s’attachèrent à transformer la forteresse en résidence princière. Ils en firent une agréable demeure d’agrément avec des salons d’apparat, des jardins à la française et transformèrent le chemin de ronde en une promenade ombragée.
En application de la loi de 1905 relative à la séparation des biens de l’Eglise et de l’Etat, le palais cesse d’être une résidence épiscopale. L’édifice, qui a gardé sa puissance et sa somptuosité, abrite désormais le Musée Toulouse-Lautrec.
Situé en plein coeur du centre historique de la ville, le Palais de la Berbie, classé Monument Historique, constitue l’un des ensembles épiscopaux les mieux conservés de France. Il fait partie de la cité épiscopale d’Albi, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Les galeries Toulouse-Lautrec sont inaugurées au Palais de la Berbie en 1922 grâce au legs exceptionnel du comte et de la comtesse de Toulouse-Lautrec, conseillés par le cousin du peintre, Gabriel Tapié de Céleyran, et par son fidèle ami, Maurice Joyant.
Situé en plein coeur du centre historique, le Musée Toulouse-Lautrec est l’ambassadeur de la ville d’Albi et accueille chaque année près de 160 000 visiteurs, ce qui le place parmi les premiers musées de province.
Tableaux de jeunesse, scènes de Montmartre, milieu du spectacle ou du théâtre dans le Paris de fin de siècle, plus de mille oeuvres, dont l’ensemble des trente et unes affiches permettent au musée de proposer au visiteur un parcours riche et varié à travers l’oeuvre de Lautrec.
Outre ce fonds considérable, le musée d’Albi conserve des collections d’archéologie, d’art ancien et d’art moderne présentant des oeuvres d’artistes qui furent amis ou contemporains de Toulouse-Lautrec. Ces collections seront de nouveau accessibles à partir de 2012.
Depuis 2001, en effet, le musée est engagé dans un ambitieux programme de restructuration qui redonnera son authenticité au bâtiment tout en intégrant les nécessités d’une muséographie moderne. Il permettra au Musée Toulouse-Lautrec d’affirmer sa place parmi les grands musées contemporains.
Durant ce chantier, l’oeuvre de Toulouse-Lautrec reste exposée et visible.

BIOGRAPHIE D’UN ARTISTE AUX MULTIPLES FACETTES

Henri-Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, naît le 24 novembre 1864 à Albi, d’une famille issue de la plus ancienne noblesse provinciale. Sa mère, Adèle Tapié de Céleyran, a épousé son cousin germain Alphonse, comte de Toulouse-Lautrec, brillant cavalier, passionné, comme toute sa lignée, de chasse et de chevaux.
Henri grandit entre le château du Bosc, situé au Nord d’Albi dans le Rouergue et le château de Céleyran, près de Narbonne.
L’année 1878 est marquée par un accident qui se déroule dans le salon de sa maison natale : Henri se lève d’une chaise basse, glisse et se casse le fémur gauche ; un an après, il se fracture l’autre jambe à la suite d’une chute banale. Lautrec souffre d’une maladie osseuse d’origine congénitale probablement due au mariage consanguin de ses parents. Elle orientera définitivement la destinée du jeune homme. Immobilisé de longs mois, il occupe en effet ses journées en dessinant, puis en peignant, développant un goût largement répandu dans son entourage, et un don qu’il avait manifesté très jeune, jusqu’à en faire une vocation.
A partir de 1882, Lautrec complète sa formation dans les ateliers académiques de Léon Bonnat, puis de Fernand Cormon, situés à Montmartre. Son immersion dans la vie de la Butte achève sa mutation : confronté à tous les mouvements artistiques qu’il découvre aux cimaises parisiennes, il s’engage dans la modernité, et devient acteur autant que témoin d’une bohème montmartroise qui lui fournit son inspiration.
Portraitiste de génie, il immortalise les stars, d’Aristide Bruant à Jane Avril, d’Yvette Guilbert à la Loïe Füller. Familier des maisons closes, il s’attache à la simple réalité quotidienne des prostituées. Le théâtre, la Comédie-Française, le vaudeville ou les scènes d’avant-garde pour lesquelles il conçoit programmes et décors, alimentent son goût insatiable pour la comédie humaine.
Les trente et une affiches qu’il conçoit de 1891 à 1900 s’imposent par leur force et leur magistrale simplification de l’image, et font de lui un précurseur de l’affiche du 20ème siècle. Sa production lithographique comprend également 361 estampes mettant en évidence la virtuosité d’un trait expressif et élégant.
Lautrec mène sa vie au rythme de sa création. Son travail acharné, mais aussi les plaisirs et l’abus d’alcool altèrent peu à peu sa santé. Il s’éteint, au domaine de Malromé, propriété de sa mère, en Gironde, le 9 septembre 1901.

 

 

 

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